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vous reprendrez bien un peu de soupe ? Moi je garde votre cerveau au chaud

Je veux bien écouter lorsqu'on parle d'économie, qu'il faut redresser le pays, peut être mieux répartir les richesses (?), rendre les consommateurs un peu plus riche et surtout sujet à la mode parler de l'écologie. Mais la culture dans tout cela? Oui si au moins un candidat proposait une politique culturelle, ça serait chouette non? Bon je ne vais pas demander aux gens de droite, je sais bien que la culture c'est pas trop leur truc, ça coûte cher c'est pas rentable (enfin si mais à long terme c'est pas très micro-économique tout ça ). On a vu dans l'histoire de la France, comment il a suffit d'un Valéry Giscard d'Estaing pour mettre à néant une belle politique commencée par le front populaire et Malraux . Il n'a pas fallut attendre longtemps de droite pour qu'on réduise à néant les avancées faites par Jack Lang. Il a suffit qu'on l'accuse de vilipender les français en leur volant leur argent et d'en faire n'importe quoi (des trucs culturels pas utiles quoi)... C'est vrai démocratiser l'art, le rendre accessible à tous c'est pas utile pour la France, la culture de masse est là pour bourrer le mou qui reste de nos têtes et laissons perchés très loin les élites de la culture sur leur trône

Sauf que la culture comme disait-on à l'époque du Front populaire, c'est le pilier de toutes sociétés modernes et si nous naissons libre et égaux, il faudrait bien que la culture ça soit pour tout le monde.(N'en déplaise a l'art contemporain et leur auto-fellation). La culture ça éduque, donc ça rend écolo. La culture ça permet de comprendre la politique, la culture ça rend beau et intelligent, la culture ça intègre. Si on ne parle jamais de culture ce n'est pas parce que les gens n'en demandent pas !!! Heureusement nous avons des chaînes de service publique qui passent un minimum culturel (la nuit très tard ) pour conserver un peu de crédibilité. On a quand même supprimé des cours de musique et d'arts plastique dans les écoles (payer des profs pour enseigner cela qu'elle honte !). Puis il y a les journées musées gratuits, même si la gratuité des musées ne fait pas venir les gens, personne ne se pose la question du pourquoi? Pourquoi les gros cinémas qui passent les Bronzés 3 attirent plus de monde alors que les séances sont à 9 euros ? Pourquoi les gens préfèrent payer 100 euros pour voir Johnny que de manger? Simplement parce que les gens ont un besoin de se détendre, de rêver de s'évader et ils savent en mettre le prix (De la consommation !!! Si ça peut parler aux gens de gauche). Puis une bonne hygiène de vie au niveau psychologique ça rend les gens plus efficace ( Si ça peut parler aux gens de droite). Arrêtons de fournir une gélatine destructrice qu'on ose appeler culture aux gens, le commerciale fascisme qui rend les gens mous et asservis . La France ne manque pas d'artiste, elle ne manque pas de gens créatifs , elle manque juste d'homme politique qui s'en occupe.

La culture ça rend conscient c'est peut-être ça finalement qui fait peur aux hommes politiques, un peu comme le savoir de l'encyclopédie qui effrayait le pouvoir du moment. Imaginez si les français se mettaient à comprendre les discours et à lire les programmes politiques voire à participer , comment ils feront nos démagos de candidats ..? Non 40 % d'abstention c'est mieux ... Attention danger, la culture ça rend démocrate !!!

Bayrou : centriste révolutionnaire ou opportuniste de choc ?

Lundi 19 février, la plupart des médias relayaient un sondage selon lequel François Bayrou serait vainqueur au second tour des élections présidentielles s'il affrontait Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. Pour quelles raisons en vient-on à accorder tant d'importance à la candidature de celui qui est désormais désigné comme le troisième homme (notez au passage que cela fait de Ségolène Royal le second homme) ?

Retour sur image donc. Dès la fin 2004, François Bayrou commence à se démarquer de l'UMP. Durant la crise du CPE en 2005, le susnommé déclare que le "moment est venu" pour une VIème République. Le 16 mai 2006, Bayrou, suivi de quelques uns de ces députés, signe la deuxième motion de censure - liée à l'affaire Clearstream - déposée cette année par le PS, semblant consommer sa rupture avec l'UMP. En mai 2006, il expose son programme de "révolution civique", axé sur deux grands principes : la mise en place d'une VIème République dont le parlement serait élu à la proportionnelle, et un gouvernement d'Union nationale au sein duquel seraient présentes des personnalités de gauche et de droite. Fin 2006, Bayrou annonce sa candidature dans le décors d'un village des Pyrénées. Le petit François tape aussi dur du poing sur la table en dénonçant la collusion entre les politiques et les médias- notamment TF1 - et en se plaignant de la trop grande importance accordée par les médias aux deux grands candidats. Bigre. La révolution est en marche, on s'attend à tout moment à l'entendre jurer qu'il pendra le dernier patron avec les tripes du dernier capitaliste.

Néanmoins, on peut tenter de prendre du recul par rapport aux images d'Epinal du gentil-non-enarque-provincial-qui-a-réussi-à-vaincre-son-bégaiement. Il ne s'agit pourtant pas de simplement cracher en bloc sur le visage du patron de l'UDF : la volonté de redonner au Parlement les pouvoirs qu'il possède dans toute démocratie digne de ce nom est tout à fait salutaire. Si ce n'était que c'est la volonté de la plupart des candidats à la fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy excepté. Tout d'abord le programme du président de l'UDF n'est pas du tout réaliste. Bayrou déclare qu'il intégrerait les "meilleures personnalités de gauche et de droite" au sein d'un hypothétique gouvernement. Une rapide représentation mentale de ce que pourrait être un conseil des ministres qui réunirait Strauss Kahn et Douste-Blazy, pourtant tous deux penchant plus vers le centre dans leurs partis respectifs, est tout à fait éclairante : il existe un clivage droite/gauche en France tel qu'un gouvernement de la sorte est inenvisageable. Du côté de la politique économique, on passe carrément dans le domaine du surréalisme : il existerait "une bonne politique" économique à suivre, notamment en matière budgétaire. Ben voyons. Quels crétins que tous ceux qui sont passés avant lui. Et si on ne l'a pas appliquée, c'est de la faute aux intérêts partisans ! Ca a au moins le mérite de simplifier les choses à l'extrême pour l'électeur. On retrouve bien là la marque du libéral Bayrou : l'économie n'est pas le domaine des choix politiques, elle est à part de la politique. Il est d'ailleurs à noter que c'est ce même Bayrou qui fut ministre au sein de différents gouvernements de droite. Autre grande prise de position : rétablir l'équilibre budgétaire. Et de fustiger les programmes trop coûteux de ses adversaires, alors que le programme défendu par l'UDF coûterait la bagatelle de 20 milliards d'euros - notamment du fait de l'exonération des charges pour l'embauche de deux salariés pour chaque entreprise, mesure qui frôle encore le réel sans là non plus jamais l'atteindre.

Au final, le vote centriste apparaît-il comme un acte révolutionnaire ? On peut supposer c'est plutôt son caractère conservateur qui fait le succés actuel de Bayrou dans les sondages. Voter UDF, c'est voter pour la démocratie - voilà qui est original ! - pour l'équilibre budgétaire, contre les excès de la gauche et de droite. Perspective séduisante tant pour les électeurs de droite effrayés - à juste titre - par Sarkozy et rassurée par un discours qui veille à ne pas toucher à l'ordre établi en proposant une politique économique libérale. Le conservatisme de Bayrou est aussi souligné par sa proposition d'Union nationale (thême d'ailleurs classique du centre-droit depuis le début du XXème siècle). Illusion de la possibilité de ne pas avoir à se positionner sur l'échiquier politique et de refuser l'engagement. Vision d'huître qui refuse de s'investir et se replie sur son corps mou.

Rock is not dead ! Down with commercial-fascism !

Aujourd'hui est mise en ligne une "radio" - comprendre sélection de quelques morceaux musicaux - sur le Social-traître. L'équipe des rédacteurs du susdit périodique a effectué un long travail de concertation, jeûnant plusieurs jours et se privant de sommeil, pour vous proposer ce qui représente à ses yeux la quintessence de l'harmonie sonique.

Cette radio a ainsi été réalisée dans un but d'éducation musicale des masses, avec pour finalités à plus long terme le "satori", illumination du bouddhisme zen, et la lutte contre le fléau de nos sociétés : le commercial-fascisme. Rien que ça. Non, ne nous remerciez pas, c'est bien naturel lorsqu'on prétend travailler à l'émancipation universelle.

Rendez vous donc dans la catégorie "liens" et cliquez sur "radio déviationniste" pour écouter ce florilège musical.