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Paranoid socialist : chronique d'une défaite

Trois mois après l'élection du l'überprésident Sarkozy à la tête de l'Etat, le Social-traître se penche sur les différentes raisons qui ont pu mener à la défaite du Parti socialiste en mai.

Le problème central est celui des idées. Du côté des slogans, on n'a guère eu droit à mieux que l'ajout du mot "juste" à la suite de ce qui aurait pu être des slogans de l'UMP. Exemple : "Pour une France forte ... et juste !" "Vive l'ordre ... juste !". La raison ? Le flottement idéologique du PS principalement. Depuis 1982/1983, le PS est devenu, lorsqu'il est au gouvernement, un parti réformiste, oscillant entre une gestion de centre-gauche et des mesures plus nettement marquées à gauche comme les 35 heures. Mais voilà, il est encore difficile de s'admettre social-démocrate au sein d'un parti qui pröne encore dans ses statuts "l'économie mixte" et qui est attaché au folklore hérité de la SFIO : quelques socialistes mis dans un espace contigü s'appelleront respectivement "camarades", et peuvent même parfois être amené à chanter l'Internationale. Sans compter la multiplicité des courants : lors du vote des motions internes en 2005 il était même possible de voter pour un courant "social-libéral" (qui a heureusement eu un score ridicule) et pour un courant nommé "utopia" dont personne n'avait jamais entendu parler. Plus communément on distingue les courants "hollandais", "royalistes", "strausskahniens", "fabiusiens" qui exécutent un perpétuel jeu d'alliance et/ou de concurrence... Cet état de fait a pu brouiller les cartes avant l'élection, les différents courants faisant parfois preuve d'une grande violence entre eux. Le problème central semble bien de concilier la démocratie interne et la clarté du message. Concernant le message d'ailleurs, c'est là que le parti socialiste doit faire la plus grande partie de son travail. La "refondation" tant appelée des voeux des dirigeants socialistes ne pourra se faire que dans deux sens : un sens social-démocrate assumé prenant pour modèle les partis de centre-gauche en Europe occidentale, ou une "autre voie" qui reste à préciser, et qui tenterait d'assumer un ancrage à gauche sans reprendre les recettes de 1981, qui se sont révèlées inefficaces, surtout en ce qui concerne l'économie. Tout reste à faire dans ce sens, mais rien ne laisse présager qu'on se tourne vers cette direction.

L’art aujourd’hui où comment trouver son sponsor ?

On le dit haut et fort _enfin par « on » il va de soi que l’on parle uniquement des gens encore intéressés aujourd’hui par l’art_ l’art n’est pas mort, il respire encore un peu. Mais sous quelle forme?
« Il faut sortir de l’art officiel » « il faut démocratiser l’art ». Voilà de belles paroles, les subventions apportées par l’Etat ne favoriseraient qu’un Art dit « officiel ». En effet même si un artiste peu (souvent) avoir besoin d’argent, où est la légitimité de l’Etat à le choisir ? Pourquoi Buren et pas un Pierre Pinoncelli ? Sur quels critères se base le jugement esthétique de l’Etat? Oui cela soulève des tas de questions. Un tel fonctionnement mets à l’écart des tas d’artistes et cela pourrait donc officialiser une infime partie de l’art ce qui rendrait peu d’artistes super riche (qui voteront à droite) et les 99% autres super pauvre dans l’indifférence la plus totale (un peu comme dans la musique aujourd’hui, il y a d’un côté Johnny et ses amis et les autres). Cependant il existe bien plus inquiétant qu’un art officiel, car au moins on sait à quoi s’attendre, non en plus sournois il y a le mécénat privé.

L’idée devrait être bonne, un mécénat privé pourrait rendre indépendant l’artiste et le sortir de l’art officiel. Sauf qu’aujourd’hui ce mécénat est instrumentalisé par des grosses entreprises. Il ne faut pas se voiler la face, les entreprises n’ont rien à faire de l’art, elles prennent le mécénat comme si elles sponsorisaient une équipe de foot, elles n’ont ni légitimité artistique ni critique esthétique, elles ne font que répondre oui ou non à des demandes de financement par ceux qui organisent des événements « culturel » ou « artistique ». Je mets artistique entre guillemets, car c’est à mon avis un contre sens total que de chercher des entreprises pour financer des œuvres en disant ainsi trouver une légitimité dans une pseudo liberté et indépendance que ne permettrait pas l’Etat car l’entreprise fixe ses règles. L’entreprise en idéal s’en fout de ce qu’on propose du moment que son nom apparaît, donc c’est là que ce trouve la liberté ….Youpi ! Sauf qu’en vérité non c’est le piège, les entreprises veulent se faire de la publicité en utilisant l’art soit, mais elles ne sont pas prêtes à laisser des artistes critiquer ouvertement le système dans lequel elles sont. Si l’artiste a une œuvre dérangeante (Bien souvent il s’agit de critique sociales) il n’a pas sa place, la censure se place là.

Pourtant l’art sans forcément retourner dans le début du siècle, c’est fait car évitait de caresser la société et les normes dans le sens du poils. L'art c’est susciter la réaction, exprimer son pessimisme, évoquer, questionner, dénoncer...

Hop hop sournoisement les galeries d’art préféreront chercher des fonds que s’intéresser à l’art dans le fond, tout cela dans un consensus bafouant toutes les règles de l’art, mettant juste en accord les galeries et les entreprises.

Oui si l’art aujourd’hui est bien fade, c’est qu’il est surtout issu de l’intense masturbation d’individus à l’égo surdimensionné et plus vraiment de gens engagés. Les gens engagés se retrouvent tout simplement exclus. Exemple frappant c’est celui de l’événement organisé par la plus grande galerie Messine d’art (Aïe) « le commerc’art » qui aura lieu courant septembre. Le titre ? Le musée dans la rue. Quelle mascarade, le musée dans la rue, c’est seulement proposer des photocopies d’œuvres et autres Statuettes à la noix aux gens pour décorer les vitrines de leurs magasins préférés. Où est l’impact artistique ? Le musée dans la rue, c’est un titre bien orgueilleux qui pourrait sous entendre que l'on veut démocratiser l’art, le mettre dans la vie, l’art c’est la vie, l’art c’est dans la vie avec des gens dedans, briser la barrière entre l’œuvre et le regardeur.

La Galerie explique même fièrement qu’elle fait ça pour faire découvrir l’art aux gens, que seront exposés les artistes confirmés comme les plus grands débutants, les meilleurs et les moins bons, pour sortir de la dictature artistique de la minorité reconnue et faire découvrir à tous (vu que dans la rue) l’art. La vérité est bien plus fade, c’est juste un événement où on prend les gens pour des cons, les entreprises qui « participent » (Caisse d’épargne, EDF GDF, des journaux locaux mais aussi La Chambre de Commerce, d'Industrie et de Services de la Moselle, BMW , etc … )sont juste là pour se faire de la publicité. Les artistes sont choisis pour surtout ne pas aller contre l’image des marques et de la société (il est formellement interdit de critiquer le capitalisme, les entreprises étant elle-même capitaliste, etc) et se faire de la publicité aussi forcément, les autres artistes moins lisses sont exclus. Le tout fait forcément plaisir aux commerçants qui vont afficher les œuvres pour faire venir la clientèle. Sans parler que tout ce monde là aura droit à une déduction d’impôts. (Le ministère de la Culture est à l’origine des facilités fiscales et des simplifications de mise en oeuvre de partenariats de mécénat apportées par le loi du 1er août 2003)

Pour conclure on se retrouve avec une épuration totale de toutes les œuvres engagés, reste juste les artistes qui ont voulu être affiché dans un magasin « hype » pour éviter que des sales bouseux de pauvres regardent leur travail (un bouseux de pauvre n’achète pas de tableau pour faire la déco de son intérieur), où ceux qui demandent qu’on n’affiche que les photocopies de leurs œuvres, se disant qu’une pâle photocopie suffira bien, son travail étant tellement remarquable, puis imaginez si une personne osait mettre son doigt sur son œuvre si magnifique et d’une telle valeur !!!!! On comprend bien que la galerie « commerc’art » est juste à l’image de ce que l’art est aujourd’hui. C'est-à-dire quelque chose de mort fait par des branleurs hautains qui se sucent la bite pour les riches qui aiment bien car ça fait de la déco « hype » chez eux, excluant forcément tous les gens qui ne sont pas dans la classe aisé et initiés. Toutefois la nouvelle mode, comble du chic, summum du In, dans la même ligné que les grosses entreprises polluantes faisant des galas pour récolter des fonds afin de sauver les oiseaux du sud est de la Tanzanie, les galeries d’art s’installent dans la rue pour donner l’illusion qu’elle s’ouvrent vraiment au monde.

L'actionnisme hongrois ou quand l'art n'est pas (encore) mort.

Les actionnistes hongrois : qui sont ils? D’où viennent-ils?

Il s'agit d'un collectif qui s'est créé à Metz dans le contexte des élections et surtout avec en ligne de mire Sarkozy. Ce collectif créé par des étudiants principalement en Arts (vivants en tous genres, plastiques et du spectacle) organise dans la ville de Metz de curieuses performances mélangeant le plastique (réalisation d’objets), la performance et le théâtre de rue. Le nom "actionnistes hongrois" est un détournement du mouvement artistique du XXe siècle, l’actionnisme viennois, basé principalement sur la performance extrême et souvent violente. Détournement ? Référence ? Autodérision ? Le collectif des Actionnistes Hongrois choque mais ne violente pas, c’est en douceur que les idées frappent avec cynisme et sarcasme, elles gênent certes ceux qui préféraient voir se taire ceux qui ne pensent pas comme eux, elles rassurent ceux qui ne se retrouvent pas dans la majorité présidentielle. Pourquoi Hongrois ? Le choix de ce nom, montre bien la dérision du collectif. La Hongrie n’a rien à voir avec la nationalité des membres du groupe, non c’est juste la nationalité d’origine du nouveau président de la France. L’idée leur est peut être venue le jour où ils ont essayé (en vain vous pensez bien) d’entrer à un meeting public de N. Sarkozy déguisés en Hongrois.

Leur but est simple et louable, il s’agit de lutter artistiquement pour faire éveiller les consciences, mettre la lumière sur les zones d’ombre de Sarkozy et de ses idées, faire réagir les gens, s’exprimer et réveiller ceux qui dorment encore.

Plusieurs performances ont déjà eu lieu dans la ville de Metz, la première s’étant déroulée un peu après le deuxième tour. Un peu partout dans la ville à plusieurs reprises, un performeur criait et son complice inscrivait écrivait la phrase à la craie, les lettres s’inscrivaient pour quelques heures sur le sol. Plus loin un autre performeur lui répondait par une autre phrase qui aussitôt s’inscrivait sur le sol aussi, et ainsi de suite. Ce jeu d’écho, de questionnement, de réponses faisait un peu penser à des gens qui auraient décidé de réfléchir et de se questionner tout fort. On pouvait lire et entendre plusieurs « slogans » comme
« Le vote utile est une castration il dénature la démocratie »,
« La démocratie ne tient pas dans un bulletin de vote »,
« Voter oui mais pour quel lendemain ? »
« La télévision n’est pas un programme politique »
« Le vote oui mais pas seulement »


Les actionnistes hongrois sollicitent souvent l’aide d’autres personnes volontaires : plus ils sont nombreux à faire la chose, plus la chose a d’impacte. Ils se sont donc retrouvés à faire un poker géant en plein centre ville avec des grosses cartes. La mise  : L’humanité. On pouvait miser les gens, les pauvres, les immigrés, les étudiants, les artistes, la liberté, le droit de grève. Les joueurs hurlaient les mises qui suscitaient aussitôt les réactions des passants.

On assistait publiquement à de la politique, ils misaient de la détresse humaine pour gagner la partie, parfois lorsque les cartes n’étaient pas bonne ils pouvaient tricher en achetant les cartes des plus pauvres, avec de l’argent on a tout. L’idée était donc de dénoncer le contexte politique actuel et le manque d’humanité de certains hommes politiques (pour ne pas les citer). Certains étaient gênés, d’autres curieux ou bien amusés ils se sont pris au jeu. Le poker était ouvert à tous, des passants se sont joints à cette pièce de théâtre pour le moins cynique. Autre performance la plus connue qui a déjà fait un bon nombre d’adeptes à Metz, c’est celle de « nettoyer le France… mais sans Kärcher ». Pour l’expliquer citons directement le collectif
« L'idée de départ était de détourner la célébrissime phrase de N Sarko "je vais nettoyer la Cité des 4000 au Kärcher". Avec cette phrase on ajoute celle où il dit qu’il faut « travailler plus pour gagner plus ». On se retrouve donc de temps en temps avec des jeunes gens actionnistes hongrois, d’autres concernés « sans étiquette » et des passants volontaires et nous travaillons à laver la France (sans Kärcher faute de moyen et aussi parce que ce n’est pas écologique). On travaille plus pour gagner plus. Maltraités par un patron sans scrupule qui nous exploite nous frottons pacifiquement avec nos petites mains, nos brosses à dents ou nos éponges pour les plus chanceux.

Cette action s’est déjà déroulée 2 fois et se répétera, vous êtes les bienvenus pour venir frotter avec nous. »

Dernière performance en date, elle a eu lieu samedi midi dans tout le centre ville de Metz, on pouvait voir une personne déguisée en Sarkozy avec deux gardes du corps, poursuivis par des journalistes en manque de sensationnel.

« La chasse a sarko, c’était simplement le détournement de la gelée qu’on peut nous fournir tout en appelant ça du journalisme.

L’information aujourd’hui (et un peu avant même) est remplacée par le sensationnel, le scoop, on se retrouve avec des journalistes tous à la botte de notre président. Ils en font le people numéro un, guettant ses moindres déplacements, ses faits et gestes. Où le président est parti en vacances ? Avec qui ? Quelle est la couleur de son slip de bain ?

On a donc imaginé la même scène mais à Metz, oublions que des tas de choses en France et dans le monde se font, oublions les morts, le Darfour… hop tout s’arrête, car Sarkozy est en ville. Où va il acheter son pain ? Que dit-il aux commerçants ? Comment se sont passées ses vacances ? Il va voir la France qui se lève tôt ?

Nous avons donc assisté à un safari avec des moutons de la presse (libre et indépendante) armés de caméras et d’appareils photos qui cherchaient par tous les moyens à capturer le Roi (correctement protégé par un service d’ordre comme l’est le citoyen lambda qui va faire ses courses).

Cette performance organisée par les actionnistes hongrois s’est faite avec l'aide de nombreux sympathisants bénévoles »

Les actionnistes Hongrois ne sont qu’a leur début, ils ont cependant refusés pour le moment d’utiliser les médias, jugeant que ceux-ci déformaient plus qu’ils n’informaient vraiment. Si on se balade à Metz on assistera peut-être à l’une de leur performance, du moins je nous le souhaite à tous.

Bon ok Sarkozy est président, mais la vie n’est pas morte, la preuve non ?

le site des actionnistes Hongrois . http://groups.msn.com/lesactionnisteshongrois

Gloire à notre Grand Leader ! De la privatisation de l'espace public

Le jogging accompagné de cameramen et photographes, nouvel exercice obligatoire du président en exercice ? C'est à se demander si c'est le cas tant on a pu voir ou entendre parler de la vigoureuse foulée de Nicolas Sarkozy ces derniers temps dans les médias. Le bougre serait capable de courir 5 kilomètres d'affilée sans discontinuer ! Et il invite même son premier ministre d'ami à l'accompagner ! Certains mots et expressions reviennent : "glamour", "people", "à la Kennedy". S'impose en effet l'impression que le nouveau président bouleverse les codes dans sa fonction de président comme il les a bouleversés en tant que président et candidat de l'UMP : en mettant fin à la distinction public/privé, ou plus simplment en faisant en sorte que le domaine public et tout ce qui en relève soit réduit au minimum. Désormais le président apparaît non plus dans l'exercice de son mandat public, mais dans des instants de sa vie quotidienne, comme il était d'usage à la Cour de Louis XIV. Histoire de rajouter plus de confusion, le désormais président fait censurer par ses amis éditeurs et grands patrons les publications qui ne lui conviennent pas. On commence d'ailleurs à avoir un paquet de cas de figure : licenciement du rédacteur en chef de Paris-match, censure d'un article du Parisien concernant Cécilia Sarkozy... Plus généralement, l'analyse des discours de Sarkozy montre bien un manque de distance - délibéré ? - de l'homme privé face à la sphère publique. Ainsi de l'instrumentalisation d'affaires de viol ou de meurtres pour servir ses intérêts politiques : Nicolas Sarkozy réagit avec la passion simplificatrice et la généralisation qui caractérisent la réaction à chaud, et cela a manifestement plu. Essayer de prendre de la hauteur, de cerner les enjeux et les causes profondes des différentes questions... à quoi bon ? La France d'après, c'est la France de l'entre-soi, des haies épineuses, des clotures, des murs qui cloisonnent l'espace, réduisant le domaine collectif à la portion congrue. C'est la France qui a peur de l'autre, qui veut donner moins à la collectivité et garder plus pour satisfaire son égoïsme et ses petites envies. Au travers de l'accession au pouvoir de Sarkozy, mais surtout des millions de votes qu'il a récolté, l'individu capricieux est devenu roi, et le public est tombé en deshérence.

Bon peuple de France...


Une petite vidéo qui donne un aperçu de ce que pourrait être une manif de droite. Après tout, s'il y a assez de demeurés pour élire Sarkozy et que l'opinion publique française est bien de droite, on peut s'attendre à ces types de manifestations dans un futur proche... Vive la France !

Droit de réponse : le rejet du vote utile, acte masturbatoire

A l'opposé de la thèse développé dans l'article précédent, je pense que c'est un peu injuste de faire porter la thèse du vote utile au PS... Bayrou fait de même en disant qu'il est le seul à pouvoir battre Sarkozy au second tour, Buffet dit que le réel vote utile c'est celui en sa faveur... Et puis ça reste le but d'une campagne de dire "hey, votez pour nous, nous sommes gentils et pas les autres'". Faire culpabiliser les gens qui votent à gauche du PS... les candidats de cette gauche ne font-ils pas de même ?

(Quasi)-coïncidence, c'est aujourd'hui le 5ème anniversaire du 21 avril 2002. Il est évident que c'est la dispersion des voix à gauche qui a permis celui-ci. Veut-on vraiment revivre cette situation, ou une situation presque semblable avec une alternative Bayrou/Sarkozy ?

Voter pour la candidate du parti socialiste au premier tour ne signifie pas accepter ensuite en bloc la politique qu'exercera celui-ci. Les différentes composantes de la gauche peuvent, et doivent, faire pression et jouer le rôle d'aiguillon du parti socialiste pour que celui-ci agisse dans le bon sens. Mais ils ne doivent pas faire prendre le risque que la gauche soit écartée du pouvoir, sans quoi ils ne pourront être cantonnés qu'à un rôle de contestation et de résistance sans être entendus et voir leurs propositions réalisées.

En ce qui concerne le fait de voter pour ses idées, tout le monde est d'accord... Mais quand on voit le nombre impressionant de candidats à la gauche du PS et l'échec de la tentative d'une candidature unique à l'extrême-gauche, c'est évident que voter pour ces candidats est inutile. En conclusion, on peut affirmer que prendre le risque de voir la droite arriver au pouvoir tout en sachant que son candidat n'a aucune chance de gagner tout en se gargarisant du caractère rebelle de son vote relève de l'ordre de la masturbation. On se fait plaisir, mais c'est un petit plaisir égoïste sans aucune utilité. Et la droite peut alors profiter de l'onanisme des électeurs de gauche.

« Le vote utile est une castration il dénature la démocratie »

« Le vote utile est une castration il dénature la démocratie » Voici un des slogans crié et tracé à la craie sur le sol par les performeurs Messins vendredi. En effet à Metz vendredi un groupe de jeunes gens se sont lancés dans une prestation artistique, leur but, parler de démocratie, dire que c’est tous les jours, pas uniquement le jour du vote; Bref éveiller les consciences. L’idée est belle, surtout en ces temps où on se fait refuser l’entrée publique au meeting de Sarkozy car on n’a pas la tête de l’emploi (Cf les refoulés génétiquement qui ont manifestés à l’entrée du Meeting public de Sarkozy du Mardi 19avril à Metz apres s'être vu refuser l'accès au meeting, car ils n’avait pas de carton d’invitation, alors qu’il n’en fallait pas cela va de soi, surtout si on portait un drapeau bleu blanc rouge ou un costume. Ne cherchez pas l’information n’a pas du tout été transmise par les médias).

C’est donc en soutien à ce mouvement et à mes idées que je vais me mettre plusieurs rédacteurs du site à dos en disant que le vote utile c’est tout sauf de la démocratie. En gros le vote utile c’est surtout votez Ségolène pour ne pas que Sarkozy soit élu et pour que Bayrou (qui est de droite je le rappelle) retourne chez sa mère sur son tracteur. Bref en gros la gauche (enfin le PS et sa totale soumission à l'économisme globalisé) nous dit qu’il faut voter pour eux seuls car seulement eux peuvent être élus et que les autres partis c’est voter inutile et que si tu votes ailleurs que pour le PS, ça va refaire comme le 21 avril 2002 !!!! …La France à peur ….

Donc rangeons toutes nos idées, rangeons nos utopies , nos idées de changements, flippons un peu et soyons raisonnables votons pour le PS car on a peur de la droite . Ainsi le PS fera un très beau score et la vie ira mieux.

Je trouve plutôt antidémocratique qu’on force moralement les gens à voter en les faisant culpabiliser, bouh si tu ne votes pas PS, il va y avoir un deuxième tour Sarko/lepen. Avant on a fait culpabiliser les abstentionnistes, c’est plus simple de que se remettre en cause, aujourd’hui on fait la même chose avec ceux qui n’aiment pas la droite / extrême droite mais qui par malheur ne pensaient pas voter PS. Bref si le PS gagne que ça soit grâce à ses idées uniquement.

La démocratie c’est voter pour ceux en quoi on croit, la majorité n’est pas une dictature, la vérité n’est pas forcément du côté du plus grand nombre, encore moins du côté des calculateurs et des partisans du "la victoire à tous prix les idées on verra en fonction". On a le droit de penser, d’avoir des idées, il faut les respecter. Voter pour nos idées c’est ça la démocratie.

Puis il ne faut pas oublier que voter c’est bien mais il ne faut pas s’arrêter là, « la démocratie ne tient pas dans un bulletin de vote » pour reprendre encore un slogan des activistes citoyens messins, voter c’est un premier pas, se soulever tous les jours c’est la suite. La démocratie ce n'est pas :vote , ferme la pendant 5ans et reviens voter quand on te le demande. Même si on dirait que ce semblant de liberté démocratie suffit pour nous asservir et à calmer nos idées de révoltes.

Bougeons nous et arrêtons de flipper, respectons nos idéaux et portons les … Voter c’est bien agir c’est encore mieux.

Sarkozy : "du pain et des jeux !"

"Des choses stupides dans ma vie, j'en ai entendues. Mais alors comme ça, champion olympique !" Voilà l'hilarante réponse de Nicolas Sarkozy aux déclarations des candidats du PS et de l'UDF, qui ont proposé de boycotter les jeux olympiques de Pékin, cela pour faire pression sur la Chine qui s'oppose à des sanctions contre le régime de Khartoum, responsable des massacres perpétrés au Darfour. "Le sport et ces événements-là, c'est plus important que tout parce que ça fait partie du petit bonheur de la vie et qu'on n'a pas le droit de les sacrifier et qu'on n'a pas le droit de les abaisser", a-t-il déclaré. On peut donc en déduire que la distribution de médailles olympiques est bien plus important que la situation au Darfour.

Petit résumé de la sitation de cette région : depuis 2003, des milliers de personnes y ont été tuées, torturées, des femmes violées ; des centaines de milliers de personnes y ont été déplacées de force, ayant dû fuir de chez elles en raison des opérations menées par les Janjawid et les forces gouvernementales. Les Nations unies estiment que près de deux millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du Darfour. Elles ont fui leurs villages incendiés et ont généralement cherché refuge dans des villes ou des camps de la région, où elles vivent dans des conditions souvent très précaires. En outre, plus de 200000 se sont réfugiées au Tchad. Le gouvernement soudanais a empêché l’accès à la région aux agences d’aide humanitaire. Par conséquent, celles-ci sont incapables de venir en aide à quelque 350.000 personnes qui ont besoin de médicaments ou de nourriture. Pour Sarkozy, il n'y a donc pas de quoi priver les supporters français de leurs athlètes nationaux.

"Les Jeux olympiques, c'est un espace de liberté. Ça va contribuer à ouvrir la Chine et, naturellement, c'est de la pacification". Ben voyons. L'organisation des jeux olympiques à Pékin a surtout comme résultat l'intensification les exécutions de délinquants et la répression contre les "internautes subversifs", mais aussi des minorités musulmanes et tibétaines, la Chine prenant très à coeur sa tâche de "sécurisation" des JO.

Finalement le candidat de l'UMP fait du pied à une grande partie de son électorat : les huîtres. Tout de même, pourquoi vient-on emmerder l'homme-légume végétatif de base avec le Darfour quand celui-ci préfère passer un été sur quatre affalé dans son canapé à assister à un joyeux tournoi chauviniste ? C'est bien le repli sur le petit confort personnel que prône le président de l'UMP. "Du pain et des jeux". Voilà la recette des empereurs romains sous l'Antiquité pour éviter les émeutes et les révoltes. Gageons que si Sarkozy est élu il y aura des jeux, peu de pain, mais aussi des émeutes et des révoltes.

Lien utile : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=1926

Nous sommes tous déterminés génétiquement, même le pédophile !

Ici on attaque souvent les gens de droite (aussi de gauche), bon je crois qu’idéologiquement on en est éloigné ce qui explique peut être nos attaques gratuites ou non (surtout non), sauf que là je viens de tomber sur un interview entre Nicolas Sarkozy (candidat génétiquement fasciste ?) et Michel Onfrey (philosophie pseudo libertaire génétiquement on sait pas trop quoi) paru dans le magazine Philosophie magazine (num° 8).

Cette interview me fait froid dans le dos car on y apprend que Nicolas Sarkozy pense que les attirances sexuelles, la facilité à se suicider et que sais-je encore ( ?) serait innées car issu d’un gène.

''« Nicolas. S. (…) l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

Michel. O. : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais. On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. » ''

Ce genre de propos est vraiment gravissime, en effet Nicolas Sarkozy affirmerait qu’il existe ce genre de gène qui influerait de manière irrévocable sur notre vie. En gros le pédophile l’est de manière innée, vu qu’il parle des choix de sexualité on peut comprendre qu’il pense aussi que l’homosexualité est génétique. Après il ira jusqu'à dire que le suicide aussi est génétique, en gros si tu décides de te tuer c’est parce que tu en as le gène, si il existe le gène qui fait qu’on se tue soit même alors il doit bien exister le gène qui fait qu’on tue les autres ? Certains naissent donc génétiquement plus faible que les autres ? La race inférieure ?

Il est dangereux de lire ça à notre époque, surtout dans la bouche d’un futur candidat à la présidence, ces propos sont les mêmes que ceux utilisés par les nazis pour justifier leur race supérieur, les plus gros racistes se reposent aussi sur le code génétique pour expliquer les théories effrayantes à propos de l’inégalité des races. Affirmer que l’homme est mauvais génétiquement veut dire qu’on ne peut pas le soigner mais uniquement l’empêcher d’agir (enfermer ? tuer ?). Cela explique donc mieux sa loi de prévention de la délinquance, le fichage des enfants (avec le gène du délinquant ?). La fiction rejoint la réalité et personne ne s’en préoccupe plus que cela. Comme si affirmer que l’homosexualité était génétique rassurait les gens ?

P… de m… mais ne votez pas pour lui , il fait peur !

Du rap oui mais du révolutionnaire …

MAP, ministère des affaires populaires, un groupe de rap qui vient de sortir un album intitulé « debout là d’dans ». Bon je ne me lance pas dans une analyse musicale à la rock&folk, eux sont payés pour baragouiner des textes chiants à la vérité universelle sur nos amis rockeurs, moi non, alors je m’intéresse juste au contenu (même si l’accordéon et le violon je kiffe grave …) Ils sont une sorte de « porte parole », même si je déteste ce terme, d’une jeunesse qui se sent à des années lumières des considérations politiques et ils le font bien, un peu comme le groupe de rap IAM il y a quelque années mais en plus corrosif. Lorsque Jamel Debbouze ou bien un Joey Starr expliquent aux gens qu’il est important de reprendre sa carte d’électeur, MAP dit carrément pour qui ne surtout pas voter. Oui oui, il existe des groupes d’engagés autres que les groupes punks si punks qu’ils ne sortiront jamais d’album, non Diam’s n’a pas non plus le monopole de la chanson rap engagée qui la laisse kiffer la vibes avec son mec en clamant que le FN c’est méchant. Ce groupe, véritable groupe scénique fait du bien à entendre, qu'il se produise sur une grande scène, au festival de la saucisse ou bien en prison. Il ne gagnera sûrement pas autant de récompenses et de victoires de la musique truquées que Diam’s, mais il est beaucoup plus rentable que le retour du vieux Polnareff à 140 euros le concert. Déjà il s’agit d’un vrai groupe avec musiciens, et ça manque parfois dans ce qu’on produit en série académique, mais en plus c’est un groupe avec des textes militants et engagés sur une musique festive et chaleureuse bien loin des préoccupations d’un Mickaël Youn le comique « mauvais garçons » mais surtout huître pour publique jeune et gras. Ce groupe porte bien haut les couleurs de leurs cités, leurs racines (nord de la France et Afrique du nord). Un groupe venant des banlieues sombres peuplées de racailles sans papiers qui propose aux gens de se réveiller, d’aller voter (à gauche) ou de faire la révolution, si ce n’est pas un signe d’intégration... Ils soutiennent Bové, sont soutenus par Besancenot et par un bon nombre de gens qui vont bouger la tête avec eux tout en la remplissant. Oui n’en déplaise à Bigard, Sarko ils ne l’aiment pas, ils n’aiment pas la droite, sont écolos, contre le commercial-fascisme et la société de consommation huîtrisante, comble de tout ça, ils proposaient même une chanson engagée pour l’eurovision, enfin rassurez vous ils n’ont pas gagné. Bref tout cela ils le disent avec des textes très bien écrit, oui Laurent Gerra les rappeurs ne sont pas analphabètes il semblerait. Bref MAP c’est un peu ce que l’extrême gauche à fait de meilleur depuis un bon moment. La France tu l’aimes où tu la changes …

vous reprendrez bien un peu de soupe ? Moi je garde votre cerveau au chaud

Je veux bien écouter lorsqu'on parle d'économie, qu'il faut redresser le pays, peut être mieux répartir les richesses (?), rendre les consommateurs un peu plus riche et surtout sujet à la mode parler de l'écologie. Mais la culture dans tout cela? Oui si au moins un candidat proposait une politique culturelle, ça serait chouette non? Bon je ne vais pas demander aux gens de droite, je sais bien que la culture c'est pas trop leur truc, ça coûte cher c'est pas rentable (enfin si mais à long terme c'est pas très micro-économique tout ça ). On a vu dans l'histoire de la France, comment il a suffit d'un Valéry Giscard d'Estaing pour mettre à néant une belle politique commencée par le front populaire et Malraux . Il n'a pas fallut attendre longtemps de droite pour qu'on réduise à néant les avancées faites par Jack Lang. Il a suffit qu'on l'accuse de vilipender les français en leur volant leur argent et d'en faire n'importe quoi (des trucs culturels pas utiles quoi)... C'est vrai démocratiser l'art, le rendre accessible à tous c'est pas utile pour la France, la culture de masse est là pour bourrer le mou qui reste de nos têtes et laissons perchés très loin les élites de la culture sur leur trône

Sauf que la culture comme disait-on à l'époque du Front populaire, c'est le pilier de toutes sociétés modernes et si nous naissons libre et égaux, il faudrait bien que la culture ça soit pour tout le monde.(N'en déplaise a l'art contemporain et leur auto-fellation). La culture ça éduque, donc ça rend écolo. La culture ça permet de comprendre la politique, la culture ça rend beau et intelligent, la culture ça intègre. Si on ne parle jamais de culture ce n'est pas parce que les gens n'en demandent pas !!! Heureusement nous avons des chaînes de service publique qui passent un minimum culturel (la nuit très tard ) pour conserver un peu de crédibilité. On a quand même supprimé des cours de musique et d'arts plastique dans les écoles (payer des profs pour enseigner cela qu'elle honte !). Puis il y a les journées musées gratuits, même si la gratuité des musées ne fait pas venir les gens, personne ne se pose la question du pourquoi? Pourquoi les gros cinémas qui passent les Bronzés 3 attirent plus de monde alors que les séances sont à 9 euros ? Pourquoi les gens préfèrent payer 100 euros pour voir Johnny que de manger? Simplement parce que les gens ont un besoin de se détendre, de rêver de s'évader et ils savent en mettre le prix (De la consommation !!! Si ça peut parler aux gens de gauche). Puis une bonne hygiène de vie au niveau psychologique ça rend les gens plus efficace ( Si ça peut parler aux gens de droite). Arrêtons de fournir une gélatine destructrice qu'on ose appeler culture aux gens, le commerciale fascisme qui rend les gens mous et asservis . La France ne manque pas d'artiste, elle ne manque pas de gens créatifs , elle manque juste d'homme politique qui s'en occupe.

La culture ça rend conscient c'est peut-être ça finalement qui fait peur aux hommes politiques, un peu comme le savoir de l'encyclopédie qui effrayait le pouvoir du moment. Imaginez si les français se mettaient à comprendre les discours et à lire les programmes politiques voire à participer , comment ils feront nos démagos de candidats ..? Non 40 % d'abstention c'est mieux ... Attention danger, la culture ça rend démocrate !!!

Bayrou : centriste révolutionnaire ou opportuniste de choc ?

Lundi 19 février, la plupart des médias relayaient un sondage selon lequel François Bayrou serait vainqueur au second tour des élections présidentielles s'il affrontait Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. Pour quelles raisons en vient-on à accorder tant d'importance à la candidature de celui qui est désormais désigné comme le troisième homme (notez au passage que cela fait de Ségolène Royal le second homme) ?

Retour sur image donc. Dès la fin 2004, François Bayrou commence à se démarquer de l'UMP. Durant la crise du CPE en 2005, le susnommé déclare que le "moment est venu" pour une VIème République. Le 16 mai 2006, Bayrou, suivi de quelques uns de ces députés, signe la deuxième motion de censure - liée à l'affaire Clearstream - déposée cette année par le PS, semblant consommer sa rupture avec l'UMP. En mai 2006, il expose son programme de "révolution civique", axé sur deux grands principes : la mise en place d'une VIème République dont le parlement serait élu à la proportionnelle, et un gouvernement d'Union nationale au sein duquel seraient présentes des personnalités de gauche et de droite. Fin 2006, Bayrou annonce sa candidature dans le décors d'un village des Pyrénées. Le petit François tape aussi dur du poing sur la table en dénonçant la collusion entre les politiques et les médias- notamment TF1 - et en se plaignant de la trop grande importance accordée par les médias aux deux grands candidats. Bigre. La révolution est en marche, on s'attend à tout moment à l'entendre jurer qu'il pendra le dernier patron avec les tripes du dernier capitaliste.

Néanmoins, on peut tenter de prendre du recul par rapport aux images d'Epinal du gentil-non-enarque-provincial-qui-a-réussi-à-vaincre-son-bégaiement. Il ne s'agit pourtant pas de simplement cracher en bloc sur le visage du patron de l'UDF : la volonté de redonner au Parlement les pouvoirs qu'il possède dans toute démocratie digne de ce nom est tout à fait salutaire. Si ce n'était que c'est la volonté de la plupart des candidats à la fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy excepté. Tout d'abord le programme du président de l'UDF n'est pas du tout réaliste. Bayrou déclare qu'il intégrerait les "meilleures personnalités de gauche et de droite" au sein d'un hypothétique gouvernement. Une rapide représentation mentale de ce que pourrait être un conseil des ministres qui réunirait Strauss Kahn et Douste-Blazy, pourtant tous deux penchant plus vers le centre dans leurs partis respectifs, est tout à fait éclairante : il existe un clivage droite/gauche en France tel qu'un gouvernement de la sorte est inenvisageable. Du côté de la politique économique, on passe carrément dans le domaine du surréalisme : il existerait "une bonne politique" économique à suivre, notamment en matière budgétaire. Ben voyons. Quels crétins que tous ceux qui sont passés avant lui. Et si on ne l'a pas appliquée, c'est de la faute aux intérêts partisans ! Ca a au moins le mérite de simplifier les choses à l'extrême pour l'électeur. On retrouve bien là la marque du libéral Bayrou : l'économie n'est pas le domaine des choix politiques, elle est à part de la politique. Il est d'ailleurs à noter que c'est ce même Bayrou qui fut ministre au sein de différents gouvernements de droite. Autre grande prise de position : rétablir l'équilibre budgétaire. Et de fustiger les programmes trop coûteux de ses adversaires, alors que le programme défendu par l'UDF coûterait la bagatelle de 20 milliards d'euros - notamment du fait de l'exonération des charges pour l'embauche de deux salariés pour chaque entreprise, mesure qui frôle encore le réel sans là non plus jamais l'atteindre.

Au final, le vote centriste apparaît-il comme un acte révolutionnaire ? On peut supposer c'est plutôt son caractère conservateur qui fait le succés actuel de Bayrou dans les sondages. Voter UDF, c'est voter pour la démocratie - voilà qui est original ! - pour l'équilibre budgétaire, contre les excès de la gauche et de droite. Perspective séduisante tant pour les électeurs de droite effrayés - à juste titre - par Sarkozy et rassurée par un discours qui veille à ne pas toucher à l'ordre établi en proposant une politique économique libérale. Le conservatisme de Bayrou est aussi souligné par sa proposition d'Union nationale (thême d'ailleurs classique du centre-droit depuis le début du XXème siècle). Illusion de la possibilité de ne pas avoir à se positionner sur l'échiquier politique et de refuser l'engagement. Vision d'huître qui refuse de s'investir et se replie sur son corps mou.

Rock is not dead ! Down with commercial-fascism !

Aujourd'hui est mise en ligne une "radio" - comprendre sélection de quelques morceaux musicaux - sur le Social-traître. L'équipe des rédacteurs du susdit périodique a effectué un long travail de concertation, jeûnant plusieurs jours et se privant de sommeil, pour vous proposer ce qui représente à ses yeux la quintessence de l'harmonie sonique.

Cette radio a ainsi été réalisée dans un but d'éducation musicale des masses, avec pour finalités à plus long terme le "satori", illumination du bouddhisme zen, et la lutte contre le fléau de nos sociétés : le commercial-fascisme. Rien que ça. Non, ne nous remerciez pas, c'est bien naturel lorsqu'on prétend travailler à l'émancipation universelle.

Rendez vous donc dans la catégorie "liens" et cliquez sur "radio déviationniste" pour écouter ce florilège musical.

L’élection commence bien…

Je vous préviens tout de suite, je m’apprête à rédiger un pamphlet contre les journalistes politiques.
Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu dans approximativement 90 jours, et que lisons nous dans les journaux ? Des sondages à n’en plus finir et qui paradoxalement ne donnent jamais le même heureux gagnant.
Pour rappel, en 2002 – année maudite - au mois de janvier, l’élection était pliée, Jospin allait battre Chirac au second tour, le Front National ne s’était définitivement pas remis de sa crise interne de 98 et stagnait autour des 6%. Chevènement quant à lui avait toute ses chances de finir troisième.
Pour ainsi dire toutes ces belles prédictions - dignes de Nostradamus - ont toutes sans exceptions été démenties le 21 avril par le vote des Français. La suite on la connait…
Ainsi nous pouvions espérer que les journalistes avaient retenu la leçon et qu’ils arrêteraient de tirer des conclusions hâtives. Mais non, les sondages continuent à ponctuer l’actualité française. Espérons qu’ils ne créeront pas un nouveau tsunami électoral.
Même si tout porte à croire qu’après le traumatisme du 21 avril, les deux principaux partis politiques français seront représentés au second tour de l’élection. Les sondages du duel final sont tout à fait illusoires, il est bien connu que l’élection se joue entre les deux tours.
Mais peu importe, les "journalistes" politiques continuent à prédire l’avenir, à enterrer un candidat. Rappelez vous, il y a 2-3 semaines, selon eux, Sarko était "largué" face à notre Ségolene et il n’arrivait définitivement pas à trouver sa dynamique. La peur envahissait la droite.
Mais cette semaine, c’est Ségolene qui aurait un "trou d’air" dans sa campagne. L’inquiétude prend la gauche au ventre…
Qui sera le prochain perdant pour les journalistes ? Je ne peux vous le dire, mais ce que je sais, c’est que ces mêmes journalistes ont définitivement perdu leurs intégrité.

Proust, Zola, July, Sartre, Camus, vous nous manquez…

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